Chronique de Décembre 2008

Le « spirit » d’ici et d’ailleurs

Cette chronique sera différente des précédente car elle nous fera connaître un joueur nouvellement arrivé à Sherbrooke qui est originaire de la Colombie, en Amérique du Sud. Nous lui avons demandé comment se traduit le spirit dans son pays natal:

Gustavo Castaño, Colombie (Amérique du Sud) :

Gustavo nous a parlé du concept de spirit en Colombie. Comme il y a presque exclusivement du open et women, je lui ai demandé si ce n’était pas encore plus difficile d’être « spirit ». Il me répond :

« Un des tournois que j’organise met justement l’accent sur l’aspect spirit : le pointage spirit compte autant que la victoire du match! C’est l’équipe adverse qui décide à la fin du match si nous obtenons 1 point pour le spirit. Si l’autre équipe ne nous accorde pas notre point (et c’est fréquent) nous avons seulement 1 point pour la victoire. Il est donc très important de démontrer du respect envers l’autre équipe! »

Gustavo souligne qu’en faisant cela, le spirit est maintenu au même niveau que la compétition.

« L’ultimate dans mon pays est très compétitif et je crois que nous l’avons démontré aux derniers Championnats Mondiaux à Vancouver (top 8). Nous continuons toutefois à travailler pour que la compétition n’ait pas prévalence sur le spirit.

Vraiment je suis très heureux d’être arrivé à Sherbrooke et de trouver des personnes qui aiment l’Ultimate autant qu’à Medellin, ma ville natale. Je souhaite continuer à m’impliquer pour le sport puisque l’Ultimate est plus que qu’un sport, c’est un style de vie! »

 

   

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